Les Rashaïdas (environ 0,5 % de la population) sont une tribu arabe nomade qui aurait migré au XIXe siècle. Les Rashaidas (ou Rashāyda) d’Érythrée sont d’origine arabe, plus précisément issus de la tribu des Beni Rashid, originaire de la péninsule Arabique.
Origine géographique
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Leur berceau historique se situe dans l’actuelle Arabie saoudite, notamment dans la région du Najd.
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Ils sont arrivés sur les côtes occidentales de la mer Rouge au milieu du XIXᵉ siècle (vers les années 1840–1860).

Migration vers l’Afrique
Les Rashaidas ont quitté la péninsule Arabique pour plusieurs raisons documentées :
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Conflits tribaux dans la région du Najd
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Pressions politiques liées à l’expansion du pouvoir saoudien
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Recherche de nouveaux pâturages et opportunités commerciales
Ils se sont installés principalement :
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dans l’est du Soudan
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puis dans les zones côtières de l’actuelle Érythrée, notamment autour de la mer Rouge.
Les Rashaidas se distinguent des autres groupes érythréens par :
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leur langue arabe (dialecte proche de celui du Najd)
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leur mode de vie pastoral nomade traditionnel
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leurs vêtements tribaux conservateurs
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une forte endogamie (mariages principalement au sein de la tribu)
Les autorités coloniales italiennes gouvernaient souvent les populations par l’intermédiaire de chefs traditionnels, ce qui a permis aux Rashaidas de conserver une large autonomie interne.
Leur intégration dans l’économie moderne érythréenne demeure limitée. Les relations avec le pouvoir central sont pragmatiques mais peu documentées en raison du manque de transparence du régime.
Leurs principales activités sont le pastoralisme et le commerce transnational.

Ils ont conservé une identité tribale très marquée.
Leur structure sociale reste fortement organisée autour des lignages tribaux.
Accusations et controverses
Des rapports internationaux (notamment ONU et ONG) ont documenté :
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l’implication de certains réseaux criminels rashaidas dans le trafic de migrants entre l’Érythrée, le Soudan et le Sinaï ;
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des enlèvements contre rançon dans les années 2000–2010.
Il est important de préciser que ces activités concernent des réseaux spécifiques, et non l’ensemble de la communauté.